AI Act : quels enjeux pour les organismes de formation ? Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager par mail Cadre réglementaire européen pour l’utilisation de l’intelligence artificielle L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les pratiques professionnelles, y compris au sein des organismes de formation. Pour accompagner ce développement, l’Union européenne a adopté l’AI Act, un règlement visant à encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle et à garantir des usages responsables et sécurisés. Si ce nouveau cadre réglementaire ouvre des perspectives de développement de l’offre de formation autour de l’IA, il invite également les organismes de formation à s’interroger sur leurs propres pratiques. En effet, de nombreux usages sont déjà présents au quotidien : création de contenus pédagogiques, conception d’évaluations, synthèse documentaire, communication, analyse de données ou encore assistance administrative. L’enjeu n’est pas de renoncer à ces outils, mais de les utiliser de manière maîtrisée. L’AI Act met notamment l’accent sur la protection des données, le maintien d’un contrôle humain sur les contenus générés et le développement d’une véritable « littératie IA », c’est-à-dire la capacité des professionnels à comprendre les possibilités, les limites et les risques liés à l’intelligence artificielle. Pour les organismes de formation, plusieurs actions peuvent d’ores et déjà être engagées : identifier les usages de l’IA au sein de la structure, définir des règles de bonnes pratiques, sensibiliser les équipes et s’assurer de la qualité des contenus produits avec l’appui de ces technologies. Même si Qualiopi n’impose pas aujourd’hui la formalisation d’une charte IA, l’utilisation de l’intelligence artificielle est directement liée à plusieurs enjeux qualité. Lorsque l’IA intervient dans la conception des formations, l’animation, l’évaluation ou l’amélioration continue des actions de formation, elle impacte nécessairement l’adaptation des contenus aux publics, la pertinence des modalités pédagogiques, les compétences des intervenants ou encore la fiabilité des évaluations. Les organismes de formation qui utilisent l’IA pour produire des supports ou des évaluations doivent ainsi être en mesure de démontrer que les contenus générés restent pertinents, adaptés et maîtrisés. L’intelligence artificielle peut constituer une aide précieuse, mais elle ne saurait se substituer à l’expertise pédagogique ni à la responsabilité de l’organisme en matière de qualité. Au-delà d’une simple obligation réglementaire, l’AI Act constitue donc une opportunité de professionnaliser les usages de l’intelligence artificielle et d’en faire un levier au service de la qualité des formations et de l’accompagnement des apprenants. 👉 À découvrir : un article de Digiformag qui décrypte les impacts de l’AI Act et propose des pistes concrètes pour accompagner les organismes de formation dans cette transition. AI Act : les organismes de formation sont-ils prêts à regarder leurs propres usages de l’IA ? – Digiformag Retour